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CORONAVIRUS : Des experts s’interrogent sur le peu de cas en Afrique

Dépassés voire déboussolés a le rythme et le cycle infernal de l’épidémie u coronavirus dans le monde, des experts s’interrogent sur le faible nombre de cas détectés en Afrique. Selon le journal nos confrères du journal Le Monde, ceux-ci ont émis trois hypothèses pour expliquer cet état de fait. Soit le système de détection est « défaillante » soit le « facteur climatique » n’est pas favorable à la survie du virus COVID 19, soit enfin, l’Afrique a juste de la baraka et qu’elle est à l’abri grâce à un « simple coup de chance ?

L’un dans l’autre cas, la situation dans les pays africains est d’autant plus « bizarre » plus ces experts que le continent présente un système de santé des plus défaillants dans le monde. Alors pourquoi ? Pourquoi le continent noir ne totalise jusque-là que deux « petits » cas, un en Egypte et un autre en Algérie au moment où plus de 80 mille cas sont recensés pour 2 700 décès dans une quarantaine de pays à travers le monde.

Pourtant, quelques semaines après l’apparition du nouveau coronavirus dans la province chinoise de Wuhan, des alertes avaient fait état d’un risque de propagation en Afrique, surtout à cause de ses liens commerciaux avec la Chine mais, surtout à cause de la faiblesse du système de santé en Afrique. Il y juste une semaine, l’Organisation mondiale de la santé estimait que l’Afrique était « mal préparée » pour faire face. Devant les ministres de la Santé de l’Union africaine, réunis à Addis-Abeba, le patron de l’OMS manifestait son inquiétude en ces termes : « Notre principale préoccupation continue d’être le potentiel de dissémination du Covid-19 dans les pays dont les systèmes de santé sont plus précaires ».

Depuis, rien d’alarmant ! L’Afrique s’en est plutôt bien sortie et, malgré de nombreuses alertes, la situation du coronavirus en Afrique fait perdre la tête aux épidémiologistes. « Personne ne sait », consent le Pr Thumbi Ndung’u, de l’Institut africain de recherche sur la santé à Durban, en Afrique du Sud. Au même moment, d’autres comme le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, à Paris évoquent la piste d’une possible protection climatique.
L’un dans l’autre cas, même s’il faut encore chercher une influence climatique qui favoriserait l’Afrique, des spécialistes réfutent catégoriquement l’hypothèse d’éventuelles ratés des systèmes de détection déployés dans les pays africains. « C’est une situation qui démarre », confie le Dr Amadou Alpha Sall, patron de l’Institut Pasteur de Dakar au journal Le Monde. « Mais s’il y avait des cas massifs en Afrique, je pense qu’on le saurait, car l’OMS est en alerte et beaucoup de gens sont très attentifs », tranche-t-il.

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