MONDE
A la Une

Burkina : Un coup d’Etat dans le coup d’Etat…Le colonel Damiba chassé du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré

Les frontières fermées, les institutions suspendues…Un nouveau coup d’Etat a été perpétré ce vendredi au Burkina Faso par un groupe d’officiers. L’un d’entre eux a annoncé à la télévision nationale d’Etat les nouvelles mesures prises pour encadrer cette prise du pouvoir qui intervient moins d’un an après le coup d’Etat contre le président Kaboré.

Le gouvernement dissout, la Constitution suspendue, la charte de la transition dissoute, de même que l’assemblée législative de transition. Les frontières sont également fermées jusqu’à nouvel ordre et un couvre-feu décrété à partir de 21 heures à 5 heures. La vie s’est arrêtée à Ouagadougou où toute activité politique est également suspendue par la nouvelle junte au pouvoir qui a annoncé l’éviction du lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba. Il est remplacé par le capitaine Ibrahim Traoré, membre du régiment d’artillerie de Kaya.

Depuis quelques temps, il y avait une montée de tension parmi les militaires burkinabé. Le président sortant a été vivement critiqué pour son incapacité à gérer la question sécuritaire qui se dégrade de plus en plus depuis le départ de Blaise Compaoré et l’arrivée au pouvoir du Président Roch Marc Christian Kaboré à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2015. Et ce sont les militaires de la faction « Cobra » dont appartient le nouvel homme fort de Ouagadougou, qui allaient souvent au front pour lutter contre les terroristes.

L’on pourrait s’attendre à des manifestations pro gouvernement comme c’est quelques heures après l’annonce de l’éviction du président Damiba avec des manifestants qui ont brandi les drapeaux burkinabé et russe et exprimé leur solidarité au nouveau gouvernement de putschistes.

C’est ainsi le deuxième coup d’Etat en l’espace de 8 mois. Et, cela en dit long sur la situation sécuritaire au Burkina où les hommes changent à la tête de l’Etat, mais la question reste problématique face à la menace Djihadiste. La page Damiba est aujourd’hui tournée mais la question sécuritaire est de plus en plus dans une trajectoire de chute libre. Et on voit difficilement les nouveaux putschistes réussir. En attendant, la Cedeao a vivement condamné la prise du pouvoir, de nouveau par les armes, au Burkina qui est devenu désormais l’épicentre de la violence avec plus d’attaques au Mali et au Niger.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page