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TROU DE 100 MILLIARDS : Un directeur de la Banque Mondiale confirme Sonko

Les tensions de trésorerie évoquées par l’honorable député Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse du mercredi 29 mai sont bien réelles si l’on en croit l’économiste Abdoulaye Seck, récemment nommé Directeur des opérations de la Banque mondiale au Cameroun. Selon M. Seck : “Cela s’explique par le contexte socio-politique au sortir de la présidentielle, la prise en charge d’engagements nouveaux ou insuffisamment évalués. Exemple: la décision d’épurer les dettes dues aux syndicats pour pacifier le climat social ou bien finir des investissements sur fonds propres, ce qui a été fait durant la campagne électorale et la pré-campagne avec des inaugurations”.

Toutefois, précise-t-il, “il n’y a pas de quoi s’alarmer”. Car, poursuit l’économiste : “Il y a plusieurs solutions à court terme dont la Lfr (Loi de finance rectificative), l’émission de nouveaux emprunts sur le marché conjuguée à une redynamisation des régies financières puisqu’il reste encore 6 mois de budget”.

A propos des solutions dont parle M. Abdoulaye Seck, il faut d’ailleurs retenir que le tout nouveau ministre Sénégalais du Budget, Amadou Hott, a évoqué lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres du mercredi 29 mai 2019, la préparation de la loi des finances rectificative qui sera bientôt soumise au vote à l’Assemblée nationale.

Pour rappel, Ousmane Sonko avait déclaré hier mercredi, qu’il y avait un trou de 100 milliards de francs CFA dans les caisses de l’Etat. En conséquence, poursuivait l’ancien candidat à l’élection présidentielle, les Sénégalais se dirigent vers des lendemains très difficiles. Toujours à en croire l’honorable député Ousmane Sonko, c’est pour “anticiper” cette situation que le chef de l’Etat a appelé l’opposition au dialogue. D’où le refus de Sonko de participer à ces conclaves entre le président, les membres de la société civile et l’opposition qu’il considère comme une mise en scène. En tout cas, quelques semaines seulement après la dernière élection présidentielle, les ménages commencent à (re)sentir la cherté de la vie et une conjoncture ne semble pas pour le moment arrêtable.

 

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