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PAIEMENTS FRAUDULEUX : 587 millions pompés dans les caisses de la BOA

Rocambolesque. Les auteurs : Le directeur général de Smart Digital, M. Diouf, le président directeur général (PDG) de Transit des grandes entreprises, S. M. Yatassay et le responsable commercial de Smart Sénégal aurait organisé une vaste opération d’escroquerie au préjudice de la Banque Of Africa (BOA).

Les faits : Selon nos confrères du journal Libération qui évoquent cette affaire dans leur livraison de ce vendredi 27 mars, Smart digital avait demandé à la BOA l’ouverture d’un compte courant et de trois terminaux de paiement électronique (TPE). La banque, en violation des textes bancaires, avait mis à la disposition de S. M. Yatassay et de sa structure, lesdits terminaux. Mais, au mois de février, la BOA avait reçoit de la plateforme GIM UEMOA, de nombreuses contestations sur des opérations frauduleuses opérées à partir de ces trois terminaux. Le montant desdits prélèvements s’élevait déjà à 587 millions de francs CFA.

La banque décide alors de saisir M. Diouf et lui demande un certains nombre de documents justificatifs desdites opérations. Ce dernier « joue le jeu » et remet une bonne pile de documents à la BOA. Mais, ce n’était finalement que de la poudre aux yeux. M. Diouf en effet, préparait discrètement sa fuite. En effet, poursuivent nos confrères, avant que la banque of Africa ne découvre que tous les justificatifs qu’elle avait reçues, le directeur général de la plateforme « Smart Digital » s’était déjà évaporé dans la nature.

La banque saisit alors la justice et une enquête est ouverte. Mais, le Dg de « Smart Digital » et le PDG de « Transit des grandes entreprises » étaient déjà devenus invisibles et injoignables. La justice lance alors des mandats d’arrêt internationaux après les avoir déclarés en fuite. Moins chanceux qu’eux, le responsable commercial de « Smart Sénégal », A. S Dieng, dont les bureaux ont été fermés le 13 mars dernier, sur ordre du procureur de la République, a été interpellé. Il croupit actuellement en prison en attendant le déroulement de l’enquête. La BOA quant à elle, n’a vu que du feu et, n’eut été l’alerte du GIM UEMOA, le montant du préjudice serait sans doute bien plus élevé.

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