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FAUX MEDICAMENTS : Vers la criminalisation du trafic

La lutte contre le trafic de faux médicaments est au coeur des préoccupations des chefs d’Etats de huit pays qui se sont donnés rendez-vous ce samedi 18 janvier 2020 dans la capitale togolaise. Le président Faure Gnassingbé et ses homologues, Macky Sall (Sénégal), Denis Sassou-Nguesso (Congo), Yoweri Museveni (Ouganda), Adama Barrow (Gambie), Issoufou (Niger), Nana Kufo-Addo (Ghana) vont acter ce qu’il es convenu d’appeler “l’initiative de Lomé”, qui va consacrer une déclaration politique et un accord cadre “légalement contraignant”, renseigne un communiqué de la Fondation Brazzaville, une organisation à but non lucratif, basée au Royaume-Uni, qui s’active dans la lutte contre les faux médicaments.

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Les gouvernements de ces différents pays sus cités prendront ainsi toutes les initiatives nécessaires et mettront en oeuvre une stratégie commune permettant, à terme, d’enrayer la menace constituée par le commerce et la circulation des médicaments contrefaits. Responsable de plus de 100 mille morts par année en Afrique, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le trafic de faux médicaments est également une niche fertile pour le financement du terrorisme et de la criminalité transcontinentale. La fondation estime que la rencontre de Lomé marque la première phase d’un large programme visant à garantir un accès à des médicaments efficaces et sûrs.

Aux côtés des chefs d’Etats, une délégation de la Fondation de Brazzaville conduite par son président d’honneur Prince Michael de Kent, M. Omar Hilale, Conseiller exécutif de l’UNICEF, et M. Michel Roussin, ancien ministre français de la Coopération participeront à la rencontre de Lomé visent à “créer une synergie d’action internationale contre le trafic et la consommation de faux médicaments dans le monde” et en Afrique surtout, où le trafic est largement favorisé par la porosité des frontières.

Au sortir de cette rencontre, l’accord de Lomé devra engager les chefs d’Etats “à renforcer la législation pour criminaliser le trafic de faux médicaments”, note la même source.

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