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APRÈS L’ÉLECTRICITÉ : Le prix de l’huile en hausse

Le Sénégal qui s’approvisionnait en Malaisie ou en Thaïlande s’est rabattu sur l’huile végétale en bidons de 20 litres qui venait du Ghana, du Bénin et de la Côte-d’Ivoire.
Est-ce le début d’un cycle infernal de hausse des denrées de premières nécessité ? Il est très difficile de prétendre le contraire eu égard au rythme où vont les choses. Après le prix de l’électricité dont la hausse n’en finit pas de soulever la colère des populations, c’est au tour du prix de l’huile de flamber, en attendant celui du pain annoncé pour le mois de février.

Concernant l’huile, nos confrères de Seneweb nous renseignent que les pris qui étaient antérieurement fixés à 60 000 francs CFA (pour la bouteille de 20 litres) oscillent actuellement entre 20 000 francs CFA et 21 000 francs CFA. Une hausse que le chef du service régional du commerce de Dakar justifie par la rareté du produit, qui “ne dépend pas de la volonté des services du commerce”. Joint par nos confrères, Oumar Diallo, puisque c’est de lui dont il s’agit explique : Aujourd’hui, il y a une rareté de ce produit-là (bidon de 20 litres d’huile) sur le marché qui est due à un facteur indépendant de notre volonté. C’est un facteur exogène”.

Toujours selon le chef du service régional de commerce de Dakar, cet huile végétale en bidons de 20 litres “provient de deux origines : une origine communautaire et une origine extra communautaire. “Il est arrivé à un moment où l’offre communautaire ne suffisait plus pour couvrir les besoins du Sénégal. Nous sommes aujourd’hui dans cette situation là. La consommation mensuelle, par exemple, est de 10 000 tonnes d’huile. L’offre communautaire ne peut pas nous donner cette quantité là. Raison pour laquelle, les bidons de 20 litres ont commencé à se raréfier sur le marché”, a ajouté M. Oumar Diallo qui tente cependant de rassurer les consommateurs. Car, selon lui, la situation est “en train d’être réglée”. M. Diallo qui invite les consommateurs à se rabattre sur les autres formats concurrentiels comme les formats de 1 litre et de 5 litres. “Nous avons tenu une rencontre avec les importateurs qui nous ont assuré qu’il y a trois à quatre cargaisons qui sont déjà au port. Le problème, c’est que la grève récente qu’on a connu dans le secteur au niveau du port a affecté les livraisons”, rassure le chef du service régional du commerce.

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