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ABUS DE CONFIANCE AU PREJUDICE D’ECOTRA : Zaki Sow a un mois pour « payer sa dette »

Sakiyoulahi Sow se plie devant Ecotra et sauve sa tête par une médiation pénale

Sous le coup d’une plainte pour « abus de confiance », l’homme d’affaires Sakiyoulahi Sow, encore appelé Zaki Sow n’a dû son… « sursis » qu’à la signature d’un protocole d’accord. Le document, paraphé hier entre ses conseils et l’avocat de d’Abdoulaye Sylla, prévoit une cession de tous les droits et actions détenus par la SFH sur l’Etat togolais au bénéfice d’Ecotra.

Après un retour de parquet, Sakiyoulahi Sow a finalement pu obtenir l’ajournement de la procédure, suite à un protocole d’accord par lequel, il reconnait – à travers la Siraj financial holding (SFH) dont il déclare détenir tous les pouvoirs – la propriété de la société Ecotra sur la somme de cinq milliard de francs Cfa. Ainsi, aux termes du protocole « la SFH cède tous les droits et actions qu’elle détient sur l’Etat togolais et la SIAB à hauteur de cinq milliards de Fcfa » sur près de sept milliards de Fcfa ayant servi à financer le rachat des actions de la LFB par l’État togolais.

Rappel des faits

L’affaire qui a fini sur la table du procureur de la République remonte à l’année 2017. En effet, dans un document parcouru par Alerte Quotidien, il est rappelé que la société interafricaine de banque (SIAB) a été placée par la commission bancaire de l’UEMOA sous administration provisoire le 16 août 2015. « L’Etat togolais dans sa volonté d’assurer sa pérennité et en concertation avec SFH, s’est alors porté acquéreur des actions de la SIAB. Dans ce cadre, l’Etat togolais restait devoir procéder à la libération de la totalité des actions souscrites dans l’augmentation de capital, les parties renvoyant pour un complément d’exposé des faits à la convention tripartite signé entre l’Etat togolais, SFH et la SIAB datant du 18 Aout 2018 et signée à Lomé », poursuit la même source. Ainsi, en exécution de ces engagements, SFH a mis à la disposition de l’État togolais, la somme de 6.952.490.000 Fcfa. Seulement, sur ladite somme, la société études coordination travaux (ECOTRA), sur sollicitation de Sakiyoulahi Sow, s’était portée acquéreur des actions à hauteur de cinq milliards (5.000.000.000) Fcfa. Dans le cadre de la transaction, ECOTRA avait ainsi procédé, à la demande de M. Sow, au virement de ladite somme dans les livres du Trésor Togolais. Selon notre source, cette somme s’est révélée avoir été utilisée pour financer le prix devant être payé par l’État togolais à Lybian Foreign Bank (LFB) pour la participation de la LFB dans la SIAB, lequel paiement est intervenu en juillet 2017. Néanmoins, précise le document, « l’Etat togolais ayant dénoncé la convention qui le liait à SFH, doit procéder à la restitution des fonds  avancés pour le rachat de la participation de la LFB ». C’est dans cette perspective, que la société ECOTRA s’est rendue compte que les fonds virés ont été utilisés non en son nom mais au nom et pour le compte de la société SFH.

Les termes de l’accord qui a sauvé Zaki Sow

Arrêté mardi dernier par division des investigations criminelles, suite à une plainte d’Abdoulaye Sylla devant le procureur, Zaki Sow a demandé et finalement obtenu un délai pour remettre les choses au bon endroit. « Le présent accord qui reconnait la propriété de la société ECOTRA sur la somme de 5.000.000.000 Fcfa ci-dessus visé, vaut cession de la créance de la SFH dans le cadre du protocole d’accord le liant à l’Etat togolais et la SIAB, ainsi que tous les droits et actions en vue de poursuivre et d’obtenir le remboursement de ladite somme auprès de l’État du Togo et de la SIAB ou tout repreneur substitué dans le cadre de la reprise de la SIAB », mentionne le protocole d’accord qui précise que le sieur Sow « s’engage, au nom et pour le compte de la société SFH dont il déclare détenir tous les pouvoirs, à matérialiser ledit accord par devant notaire au plus le 22 janvier 2023 ».

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