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12 VÉHICULES VOLÉS EN FRANCE SAISIS AU PORT DE DAKAR : Des membres du réseau arrêtés

Après des saisies records de drogue dure effectuées à la fin de l’année dernière, la douane sénégalaise s’est encore signalée dans la lutte contre le grand banditisme économique. Et, cette fois-ci c’est au tour des trafiquants de voitures déclarées volées de passer à la trappe. Selon le bureau des relations publiques de la douane sénégalaise qui a partagée l’information ce mercredi 15 juillet, la subdivision des douanes du port autonome de Dakar a pu mettre la main sur une bonne douzaine de véhicules qui ont été déclarés volés en France.

Selon le bureau des relations publiques de la douane, les véhicules étaient dans des conteneurs déclarés en transit vers la sous-région. “La saisie, poursuit la même source, fait suite à un minutieux travail d’investigation ayant permis de localiser et d’isoler deux conteneurs dans lesquels six véhicules de marque française (Citroën DS et Peugeot) seront découverts”.

Toujours selon le BRP de la douane, l’enquête menée par l’unité mixte de contrôle des conteneurs (UMCC) et la cellule de centralisation des acquits-à-caution (CCAC), en collaboration avec le bureau Interpol Dakar, révèle que les véhicules avaient été déclarés volés en France. D’autres conteneurs contenant des véhicules supposés volés en France ont également été saisis.

Aussi, le BRP de la douane, “le bureau des investigations criminelles et des stupéfiants de la direction du renseignement et des enquêtes douanières a démantelé un réseau faussaires. La douane parle d’une “entreprise de faussaires” implantée à Dakar. “L’analyse des informations contenues dans les disques durs des ordinateurs saisis dans l’entreprise montre que les propriétaires se livraient à des manipulations consistant notamment à scanner les originaux des certificats de mise à la consommation (CMC), à changer les dates et numéros d’enregistrement, voire de châssis”.

Face à la véracité des “preuves” brandies par les enquêteurs, les faussaires, réduits à quia, ont été obligés de passer aux aveux. Ils disent opérer en échange, de rémunération. Leur principal rôle était de permettre aux détenteurs de certificats de mise à la consommation de pouvoir “proroger frauduleusement le délai de ce document avant de procéder à la mutation du véhicule”. “Quant aux manipulations sur les cartes grises, elles permettaient à certains transitaires de dédouaner des véhicules destinés au transit vers des pays de la sous-région”, précise encore la douane.

Le destinataire des véhicules a été aussitôt arrêté, de même que plusieurs autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire.

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